Focus sur les peintures dépolluantes

Focus sur les peintures dépolluantes
Vous emménagez dans votre maison Compagnie de Construction et vous vous consacrez aux travaux de finition. Vous avez certainement entendu parler des peintures dépolluantes, faisons le point…
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Pourquoi existe-t-il des peintures dépolluantes ?

 

Nous n’avons pas toujours conscience que l’air que nous respirons à l’intérieur est 10 fois plus pollué qu’à l’extérieur. Le formaldéhyde est le composé organique volatile (COV) le plus présent et le plus nocif dans les espaces clos, il est classé cancérogène par l’OMS.

Nos revêtements de sol, nos huisseries plastiques et nos meubles dégagent des quantités impressionnantes de ce polluant majeur surtout dans un habitat récent avec du mobilier flambant neuf !

Lorsqu’on sait que toute famille passe en général 80% de son temps dans des espaces clos : à la maison, à l’école ou au bureau ; on comprend aisément que les rhinites, irritations, allergies à répétition sont les conséquences perceptibles de cette exposition continue.

LES COV sont invisibles et inodores et leur réduction constitue un véritable enjeu de santé publique : la réglementation se rigidifie en matière de qualité de l’air. Depuis 2015, tous les établissements accueillant des enfants de moins de 6 ans doivent surveiller la qualité de l’air (formaldéhyde, benzène). Cette réglementation est étendue progressivement à d’autres établissements recevant du public : écoles, collèges, lycées, EHPAD, hôpitaux…

En parallèle, les peintures et produits de construction du marché doivent comporter un étiquetage COV.

L’utilisation des peintures dépolluantes est aussi recommandée dans toute construction HQE (haute qualité environnementale).

 

L’action des peintures purificatrices d’air

 

Toutes les grandes marques de peinture ont désormais une gamme de peintures assainissantes. Dans ce secteur concurrentiel en plein essor, les fabricants sont en général peu loquaces sur leur propre procédé de dépollution.

Les deux méthodes les plus courantes sont la photocatalyse et la captation chimique.

La première recourt au dioxyde de titane sous forme de nanoparticules qui détruisent les molécules chimiques des COV lors de l’exposition à la lumière. L’efficacité et l’innocuité de ce procédé, issu de l’industrie du traitement des fluides usés à l’air libre, n’ont pas été prouvées lors d’un usage intérieur.

La captation chimique est une méthode plus récente qui semble utilisée par la majorité des industriels de la peinture. Le formaldéhyde est capté et transformé en quantité infinitésimale d’eau. Moins controversée que la photocatalyse, cette technique est encore peu renseignée scientifiquement et les résultats mis en avant par les fabricants sont difficiles à comparer : conditions de l’essai, durabilité de l’action, mesure d’autres substances hors formaldéhyde…

 

Les organismes d’aide aux consommateurs ont toutefois établi que la majorité de ces peintures n’envoient pas de substances chimiques dans l’air après application, contrairement aux peintures standard.

 

Alors, pourquoi ne pas essayer ces peintures purificatrices d’atmosphère dernière génération qui sont de toute façon plus écologiques ? D’abord opérationnelles en blanc, elles existent dans des teintes propices au calme et à la sérénité et sont particulièrement conseillées dans les chambres.